Fermeture du SAS d’Haubourdin

Le Sas Roms d’Haubourdin ne fermera pas le 31 mars comme prévu, mais un peu plus tard

Lorsque le SAS Roms de la rue du Général-Mesny a ouvert, il était convenu qu’il constituerait un dispositif transitoire, le temps que des solutions pérennes de logement et d’insertion soient trouvées. La fermeture était fixée au 31 mars. Mais, ce mercredi, ils étaient encore huit adultes et enfants, dont plusieurs atteints du Covid.

Bruno Trigalet | Publié le 31/03/2021 Voix du nord

Le Sas Roms a été ouvert en juillet 2018. Au début, ils étaient 24 à occuper les six caravanes et à utiliser les blocs sanitaires et cuisine. Aujourd’hui, alors que la fermeture était programmée pour ce mercredi 31 mars, ils étaient toujours huit. Normalement, le campement devra avoir été vidé ce vendredi.

Le Sas Roms a été ouvert en juillet 2018. Au début, ils étaient 24 à occuper les six caravanes et à utiliser les blocs sanitaires et cuisine. Aujourd’hui, alors que la fermeture était programmée pour ce mercredi 31 mars, ils étaient toujours huit. Normalement, le campement devra avoir été vidé ce vendredi.

Depuis le 3 juillet 2018, jour de l’ouverture du Sas Roms, constitué de six caravanes et de modulaires installés sur un terrain de la MEL, les choses, dans l’ensemble, se sont bien passées. Des solutions durables ont été trouvées pour deux foyers, sur les 5 formés par les frères et sœurs de la famille Lingurar. Une famille est repartie en Roumanie. Une date de fermeture du Sas Roms avait d’abord été fixée au 31 décembre 2020 et repoussée au 31 mars 2021 en raison de la crise sanitaire.

Atteints du Covid

Il reste donc encore à régler aujourd’hui les cas d’une famille de 7 personnes (un couple et cinq enfants) et d’une femme seule, mal-voyante, détaille pour nous Vivien Delbove, directeur des dispositifs d’aide aux gens du voyage et Roms qui nous explique les derniers développements de l’affaire : « Une réunion devait se tenir lundi dernier à l’hôtel de ville en présence du maire et des bénévoles associatifs pour présenter les propositions faites aux familles. Mais deux personnes de ces familles ont été déclarées positives au Covid ; cette réunion n’a donc pas pu avoir lieu. On a proposé aux familles d’intégrer des structures Covid d’isolement mais elles ont refusé. Une nouvelle réunion avec les familles et les associations va se faire rapidement. Officiellement, le Sas Roms devait fermer ce mercredi. La préfecture a donné un ultime délai jusqu’à ce vendredi. Nous avons des propositions à faire aux familles : un appartement refait à neuf à Lille pour la dame malvoyante et un hébergement spécifique pour la famille qui ne peut pas pour l’instant prétendre à un logement parce qu’elle n’a plus aucune ressource ».

Parole publique respectée

« Le caractère provisoire du Sas Roms était connu de tous depuis le début, rappelle Pierre Béharelle, le maire. Les services de la mairie, la Sauvegarde du Nord et les bénévoles ont vraiment déployé beaucoup d’énergie pour intégrer ces familles. Un des jeunes hommes, par exemple, a un appartement à Haubourdin et travaille assez régulièrement… Mais nous ne cachons pas que ça a été parfois assez difficile. Notamment avec la scolarisation des enfants pour laquelle, dans certains cas, il y a eu beaucoup de problèmes d’assiduité ». Même si le jour de la date butoir est arrivé et que huit personnes sont toujours là alors que des propositions leur ont été présentées, Pierre Béharelle, à l’image des services de l’État et de la Sauvegarde, tient à ce que « les engagements soient tenus » et que « la parole publique soit respectée ». Le Sas Roms d’Haubourdin, comme prévu, fermera donc très prochainement.Une présence à Haubourdin depuis 2014

En juillet 2018, lorsqu’ils sont arrivés au SAS Roms de la rue du Général-Mesny, les membres de la famille Lingurar étaient au nombre de 24. Ils étaient déjà à Haubourdin depuis plusieurs années. C’est en effet en mai 2014 qu’ils se sont installés, chemin de Busignies, sur un terrain boisé que les bénévoles d’une association leur avaient trouvé dans l’urgence après plusieurs expulsions d’autres endroits de la métropole lilloise.

Même si des bénévoles humanitaires et associatifs, les services sociaux de la ville et des administrations leur venaient en aide, leurs conditions de vie étaient vraiment indignes.

Après bien des tracas, notamment un jeu de cache-cache lié à la propriété des différentes parcelles et qui, donc, a compliqué les mesures d’expulsion, la MEL et la municipalité dirigée alors par Bernard Delaby ont choisi d’installer un Sas Roms, le deuxième après celui de l’avenue Léon-Jouhaux de Lille. Bernard Delaby et la municipalité d’alors avaient tout fait pour informer les populations afin d’éviter toute réaction de rejet.L’exemple positif du Sas Roms de Loos

Un autre Sas Roms se trouve non loin de là, rue Paul-Doumer à la sortie de Loos à l’endroit de l’ancien stade de l’ASPTT de l’Épi-de-Soil. Celui-ci s’est ouvert en février 2020 sur un terrain fléché pour devenir une aire d’accueil des gens du voyage mais que le préfet a réquisitionné pour répondre à l’urgence de la question Roms.

Le Sas Roms a été ouvert en juillet 2018. Au début, ils étaient 24 à occuper les six caravanes et à utiliser les blocs sanitaires et cuisine. Aujourd’hui, alors que la fermeture était programmée pour ce mercredi 31 mars, ils étaient toujours huit. Normalement, le campement devra avoir été vidé ce vendredi.

Depuis le 3 juillet 2018, jour de l’ouverture du Sas Roms, constitué de six caravanes et de modulaires installés sur un terrain de la MEL, les choses, dans l’ensemble, se sont bien passées. Des solutions durables ont été trouvées pour deux foyers, sur les 5 formés par les frères et sœurs de la famille Lingurar. Une famille est repartie en Roumanie. Une date de fermeture du Sas Roms avait d’abord été fixée au 31 décembre 2020 et repoussée au 31 mars 2021 en raison de la crise sanitaire.

Atteints du Covid

Il reste donc encore à régler aujourd’hui les cas d’une famille de 7 personnes (un couple et cinq enfants) et d’une femme seule, mal-voyante, détaille pour nous Vivien Delbove, directeur des dispositifs d’aide aux gens du voyage et Roms qui nous explique les derniers développements de l’affaire : « Une réunion devait se tenir lundi dernier à l’hôtel de ville en présence du maire et des bénévoles associatifs pour présenter les propositions faites aux familles. Mais deux personnes de ces familles ont été déclarées positives au Covid ; cette réunion n’a donc pas pu avoir lieu. On a proposé aux familles d’intégrer des structures Covid d’isolement mais elles ont refusé. Une nouvelle réunion avec les familles et les associations va se faire rapidement. Officiellement, le Sas Roms devait fermer ce mercredi. La préfecture a donné un ultime délai jusqu’à ce vendredi. Nous avons des propositions à faire aux familles : un appartement refait à neuf à Lille pour la dame malvoyante et un hébergement spécifique pour la famille qui ne peut pas pour l’instant prétendre à un logement parce qu’elle n’a plus aucune ressource ».

Parole publique respectée

« Le caractère provisoire du Sas Roms était connu de tous depuis le début, rappelle Pierre Béharelle, le maire. Les services de la mairie, la Sauvegarde du Nord et les bénévoles ont vraiment déployé beaucoup d’énergie pour intégrer ces familles. Un des jeunes hommes, par exemple, a un appartement à Haubourdin et travaille assez régulièrement… Mais nous ne cachons pas que ça a été parfois assez difficile. Notamment avec la scolarisation des enfants pour laquelle, dans certains cas, il y a eu beaucoup de problèmes d’assiduité ». Même si le jour de la date butoir est arrivé et que huit personnes sont toujours là alors que des propositions leur ont été présentées, Pierre Béharelle, à l’image des services de l’État et de la Sauvegarde, tient à ce que « les engagements soient tenus » et que « la parole publique soit respectée ». Le Sas Roms d’Haubourdin, comme prévu, fermera donc très prochainement.Une présence à Haubourdin depuis 2014

En juillet 2018, lorsqu’ils sont arrivés au SAS Roms de la rue du Général-Mesny, les membres de la famille Lingurar étaient au nombre de 24. Ils étaient déjà à Haubourdin depuis plusieurs années. C’est en effet en mai 2014 qu’ils se sont installés, chemin de Busignies, sur un terrain boisé que les bénévoles d’une association leur avaient trouvé dans l’urgence après plusieurs expulsions d’autres endroits de la métropole lilloise.

Même si des bénévoles humanitaires et associatifs, les services sociaux de la ville et des administrations leur venaient en aide, leurs conditions de vie étaient vraiment indignes.

Après bien des tracas, notamment un jeu de cache-cache lié à la propriété des différentes parcelles et qui, donc, a compliqué les mesures d’expulsion, la MEL et la municipalité dirigée alors par Bernard Delaby ont choisi d’installer un Sas Roms, le deuxième après celui de l’avenue Léon-Jouhaux de Lille. Bernard Delaby et la municipalité d’alors avaient tout fait pour informer les populations afin d’éviter toute réaction de rejet.L’exemple positif du Sas Roms de Loos

Un autre Sas Roms se trouve non loin de là, rue Paul-Doumer à la sortie de Loos à l’endroit de l’ancien stade de l’ASPTT de l’Épi-de-Soil. Celui-ci s’est ouvert en février 2020 sur un terrain fléché pour devenir une aire d’accueil des gens du voyage mais que le préfet a réquisitionné pour répondre à l’urgence de la question Roms.

C’est aussi l’association La Sauvegarde du Nord qui gère l’équipement. Vivien Delbove dresse un bilan beaucoup plus positif : « Les cinq ménages qui sont arrivés après la résorption de deux terrains de Tourcoing. Ils étaient déjà dans une spirale positive pour ce qui est de la recherche d’emploi. Un Sas Roms, c’est un accélérateur de parcours. Du coup, des solutions de relogement pérenne ont été trouvées pour les 15 personnes qui ont donc toutes quitté le Sas de Loos. D’autres ont les ont remplacés. Ils sont pour l’instant 23 ». Comme à Haubourdin, le Sas est prévu pour durer trois ans au maximum. En janvier 2023, donc, il devrait fermer pour permettre l’aménagement de l’aire d’accueil des gens du voyage.

Partenariat avec BTWIN Village

Merci à Jean-Cyril « leader site » de BTWIN Village, qui propose un partenariat avec l’association William Penn et le Collectif solidarité roms de Lille, à l’intention des enfants des bidonvilles voisins de ce site Décathlon afin de les conduire à diverses pratiques sportives (vélo, tennis de table) et a offert dès maintenant trottinettes, planches de skate, vêtements de sport, qui ont fait le bonheur de beaucoup.

Attestations de déplacement

Suite aux nouvelles annonces gouvernementales dans le cadre de la crise sanitaire pour l’application de mesures renforcées s’appliquant à toute la région Île-de-France Hauts-de-France, ainsi qu’aux Alpes-Maritimes, à la Seine-Maritime et à l’Eure, vous trouverez sur le site internet du CNDH Romeurope :  

  • Les attestations de déplacement dérogatoire en journée (6h-19h) pour les départements à mesures renforcées en ROUMAIN, BULGARE et ROMANI
  • Les attestations de couvre-feu (19h-6h) pour les départements à mesures renforcées en ROUMAIN, BULGARE et ROMANI
  • Les nouveaux justificatif de déplacement scolaire en ROUMAIN, BULGARE et ROMANI

Retrouvez et téléchargez les documents sur notre site internet   Vous trouverez également sur notre Facebook une vidéo explicative des nouvelles mesures réalisée par Liliana Hristache en roumain sous-titrée en français et en bulgare.N’hésitez pas à diffuser ces nouveaux outils dans vos réseaux  

 Estelle RIBES – Chargée d’animation de réseau

Collectif National Droits de l’Homme Romeurope 59, rue de l’Ourcq, 75019 Paris www.romeurope.org 06 35 52 85 46 

4ème incendie dans un bidonville rom à Lille en 2021…

Villeneuve-d’Ascq: un incendie frappe un camp de Roms, deux caravanes détruites. Un feu s’est déclaré aux alentours de 4 heures du matin ce vendredi dans le camp de roms du carrefour du Recueil à Villeneuve-d’Ascq en direction de Roubaix. Il n’y a pas de victime.
La Voix du Nord | Publié le 26/03/2021
Le campement touché cette nuit est occupé par des roms de Bulgarie. photo archives la voix

Le campement touché cette nuit est occupé par des roms de Bulgarie. photo archives la voix

Les sapeurs-pompiers de la métropole Lilloise ont été engagés, aux alentours de 4 heures ce vendredi matin, sur un feu dans un campement situé carrefour du Recueil à Villeneuve-d’Ascq.

Selon les informations du SDIS du Nord (Service départemental d’incendie et de secours), le feu a touché deux caravanes ainsi que divers détritus qui s’accumulent depuis des semaines dans ce campement de fortune occupé par plusieurs familles roms originaires de Bulgarie

La propagation de l’incendie a pu être stoppée par les secours, tandis que les occupants des deux caravanes concernées avaient pu fuir les flammes avant l’intervention des pompiers. Aucune victime n’est à déplorer.

La route située à proximité, reliant Roubaix à Villeneuve-d’Ascq, a été coupée par la police jusqu’à 6 heures du matin. Plusieurs incendies ont déjà touché des campements de fortune de la communauté rom cet hiver.

Ajout de Jean-Pierre pour le Collectif :

Des compléments de nourriture seraient bienvenus ce WE avant  la réouverture  des restos du cœur  la semaine prochaine. Des vêtements tailles 2/4/15/17 ans, seraient bienvenus aussi .

Hommage aux morts de la rue

Le CNDH Romeurope dont fait partie le Collectif solidarité Roms de Lille, est membre du Collectif Les morts de la rue dont l’un des objectifs est de faire savoir que vivre à la rue mène à une mort prématurée.
Cette année, en raison de la crise sanitaire, le Collectif morts de la rue organise un événement numérique pour rendre un hommage appuyé aux 569 personnes mortes dans la rue en 2020, celui-ci aura lieu mardi 31 mars entre 9h et 15h en ligne mais aussi en présentiel au parc des Buttes Chaumont à Paris. Voici la programmation : 

  • 9h : discours de Géraldine Franck, présidente
    • Ervé, membre du Collectif Les Morts de la Rue
    • Nina et Dorian, volontaires en service civique
  • 11h-15h Les listes des morts de la rue, autant de vidéos que de mois de décès, pour que les amis, voisins, puissent plus directement entendre le nom d’une personne aimée. 

Le collectif nous informe qu’il leur manque des vidéos pour compléter l’hommage, voici la marche à suivre si vous souhaitez contribuer au projet : 

Aide au transport en commun pour jeunes migrants scolarisés avec l’association BANTA

L’Association humanitaire William Penn est en en contrat de partenariat avec la société de transports en commun ILEVIA pour les déplacements à l’intérieur de l’agglomération lilloise, ce qui permet aux personnes sans ressource et sans droits CAF, en lien avec l’AhWP et le Collectif solidarité roms de Lille, d’obtenir durant une année le tarif le plus bas pour les abonnements mensuels de transport, abonnements pris en charge par le Collectif solidarité roms de Lille et l’Association William Penn.

C’est dans ce cadre que l’Association William Penn a été sollicitée par l’association BANTA (aide aux jeunes migrants scolarisés en lycée et études supérieures) pour prendre en charge la demande administrative d’accès au tarif QF1 pour 1 5jeunes migrants scolarisés auprès d’ILEVIA. (L’association Banta prend en charge le coût des abonnements).

Quel que soit le lieu d’habitation des personnes (squat, bidonville, hébergement d’urgence, foyer), et que celles-ci soient de culture rom ou non, c’est avec plaisir que l’AhWP et le Collectif solidarité roms de Lille accueillent de telles sollicitations pour aider à la scolarisation d’adolescents et de jeunes adultes.

https://www.banta.fr/

Retour de MSL et PDM sur les terrains lillois

PDM et MSL vont ré-organiser des passages sur trois bidonvilles pour les familles qui ne sont plus ou très peu en contact avec MSL. L’idée est au moins de remettre à jour les vaccins. Les dates ont été validées avec l’Ordre de Malte qui mettra à disposition une ambulance. Il est prévu une intervention à Bavay, au Hellu et à la Poterne les mercredis à venir jusque fin avril. Pour l’instant c’est une expérience. MSL/PDLM verront après les trois sorties si cela fonctionne ou pas et si cela doit être poursuivi ou non.

Médecins solidarité Lille http://www.msl-lille.fr/

Pédiatres du Monde https://www.pediatres-du-monde.org/nos-actions-en-france/metropole-lilloise/

Nouveau bidonville de Lesquin

À l’entrée du CRT de Lesquin, un camp de Roms sorti de terre suite à des expulsions ailleurs.
Depuis novembre 2020, des familles roms sont installées sur un terrain dans le parc d’activités du Mélantois. Le point sur leur situation avec Dominique Plancke, responsable du collectif Solidarité Roms dans la métropole lilloise.

Cédric Gout | Publié le 15/03/2021 / VOIX DU NORD

La famille qui occupait un terrain plein de gravats à l’entrée de la rue d’Hempempont à Villeneuve-d’Ascq a quitté les lieux le dernier week-end de février pour rejoindre un nouveau camp, dans le parc du Mélantois, à l’entrée du Centre régional de transport. Ce nouveau bidonville a vu le jour en novembre 2020 après l’évacuation du camp du chemin Napoléon à Lille. Les familles ont cherché un nouveau terrain et ont découvert ce site coincé entre deux entrepôts, à l’écart des habitations.Les caravanes de fortune sont stationnées autour d’un bassin de rétention. Deux autres sont un peu à l’écart, le long du chemin de Merchin qui rejoint le chemin des Loups menant aux laboratoires Anios à Sainghin-en-Mélantois. « La famille a passé l’hiver sous un abri fait de tôles et chauffé avec un poêle. Mais l’association du Père Arthur a reçu le don d’une caravane », indique Dominique Plancke, du Collectif solidarité Roms.Cette famille était partie en Roumanie après avoir été expulsée du chemin Napoléon et n’a pas retrouvé de place une fois revenue dans le camp. « Les papiers d’identité des enfants roumains sont valables un an, des familles sont donc obligées de partir là-bas pour les faire refaire, ajoute-t-il. Avant, cela prenait près d’une semaine. Mais avec le Covid, certaines sont bloquées à la frontière. Elles partent un mois et en revenant dans le camp leur place est prise. »

                     Trouver des solutions avant l’expulsion

Le terrain appartient à la Métropole européenne de Lille et est affecté à la récupération des eaux de pluie, indique Dominique Plancke. Soixante personnes se sont rassemblées ici. Mais le tribunal administratif a déjà lancé la procédure d’expulsion. Ce qui ne sert à rien puisqu’on sait qu’elles iront s’installer ailleurs. » L’idée est de ne pas faire d’expulsion sèche mais de la préparer. Avec un diagnostic social, du cas par cas. « Nous sommes pour la résorption des bidonvilles mais il faut trouver des solutions avant l’expulsion, » estime le responsable associatif.
Les camps gérés par des associations. Deux SAS Roms à Loos et Villeneuve-d’Ascq (rue de l’Épine). Des villages d’insertion à Hellemmes, Lezennes, Lille-Fives, rue Léon-Jouhaux à Lille, à Roubaix (qui va bientôt fermer).Deux camps gérés par des associations à Villeneuve-d’Ascq aux 4-Cantons et un autre rue de la Cruppe.

La situation dans les camps «sauvages» de Villeneuve-d’Ascq.

Ce nouveau camp dans le CRT s’ajoute à d’autres qui ne sont pas gérés par des associations dans et autour de Villeneuve-d’Ascq. Rond-point de Roubaix   : le 2 mars, nous évoquions le camp du rond-point de Roubaix devenu l’équivalent d’une déchetterie à ciel ouvert (photo ci-dessous). C’est le seul à accueillir quatre familles bulgares. Pourquoi la Métropole européenne de Lille a laissé les déchets s’amonceler ? « La MEL refuse de ramasser les déchets par peur de pérenniser les camps, explique Dominique Plancke. Elle ne le fait que sur demande expresse de la ville. » La demande a bien été formulée par la municipalité villeneuvoise .Route de Sainghin  : comme pour deux terrains à Lille, le tribunal administratif a forcé la préfecture du Nord et la ville à apporter de l’eau dans le camp. Il se base sur une directive européenne du 16 décembre 2020 qui stipule que l’accès à l’eau potable est un droit fondamental. Les travaux sont terminés depuis vendredi dernier. « L’effet est qu’en ayant accès à l’eau, les Roms lavent désormais leurs vêtements au lieu de les jeter une fois qu’ils ne sont plus utilisables », indique Dominique Plancke. Dans la métropole lilloise, Villeneuve-d’Ascq et Lille sont les communes qui accueillent le plus de camps sans gestion associative : route de Sainghin, rue Alfred-de-Musset, rue Denis-Papin, rond-point de Roubaix et boulevard Halley à la Haute-Borne.

Fondation Abbé Pierre

Merci à la Fondation Abbé Pierre qui vient d’adresser à l’Association humanitaire William Penn 250 tickets service d’une valeur de 10 euros chacun à distribuer aux familles les plus nécessiteuses habitant dans les bidonvilles de l’agglomération lilloise et soutenues par le Collectif solidarité roms de Lille. Ces tickets permettent d’acheter des produits de 1ère nécessité : aliments et produits d’hygiène.

https://www.fondation-abbe-pierre.fr/