Sans eau sous la canicule et la pandémie de COVID19

Ça se passe depuis le printemps et ça continue depuis l’été dans la ville de Lille située dans l’agglomération lilloise (la MEL), dans la région des Hauts-de-France, en France, dans l’Union européenne : dans toutes ces collectivités administrées par de parfaits démocrates et humanistes, respectueux des droits de l’homme, antiracistes, ennemis jurés de toutes les discriminations, de tous les populismes, de tous les extrémismes…

Ça dure depuis des mois malgré toutes les belles déclarations publiques de tous les élus et hauts fonctionnaires de cette pyramide administrative affirmant que les mesures sanitaires sont prises en faveur de toutes les populations « vulnérables » et que tout va pour le mieux pour tous dans le meilleur des mondes, malgré le COVID19 et la chaleur.

Cela dure malgré les multiples courriers, appels téléphoniques, mails, comptes-rendus de visite de terrains adressés par le Collectif lillois aux autorités « compétentes »…

Cela concerne pourtant des citoyens d’une Union européenne se déclarant très bénéfique et protectrice pour ses habitants…

Et cela n’empêchera pas lors des prochaines élections, tous ces braves élus, de se donner bonne conscience en appelant à faire barrage au Rassemblement national ou à quelques autres partis « populistes », et de faire de beaux discours compatissants lors des commémorations annuelles des crimes nazis contre les roms…

https://www.lavoixdunord.fr/851014/article/2020-08-12/lille-les-roms-des-bidonvilles-survivent-sans-eau-sous-la-canicule

Frédéric Béague

Compte-rendu de réunion du Collectif lillois

Réunion du collectif solidarité Roms de Lille-Métropole

1er septembre 2020

Excusés : C. Thomas, F. Béague, P. Vincent, S. et P-C. Courtois, S. Bocquet, P. Lagatie, D. Buisine, F. Szybowicz, D. Oddo. Présents : P. Tourbier, M. Labrouche, D. Plancke, G. Cuvelier, A. Bocquet, M. Cholewa, J-P. Macrez, S. Ajboudi, D. Mary, D. Debaisieux, B. Verfaillie, B. Vandenbunder.

Questions diverses

– Mietek rappelle la nécessité de cocher sur les déclarations d’impôts la case « n’a pas la télévision ». Si non, la redevance est due.

– Danièle fait état de difficultés liées au statut d’auto-entrepreneur qui a été utilisé il y a plusieurs années pour assurer le droit au séjour en France.

– Au moins 6 personnes ont reçu une OQTF au Recueil. Les recours sur les OQTF, s’ils sont déposés dans le délai réglementaire de 48 h, permettent de les suspendre. Ensuite ils sont examinés par le Tb administratif qui (au bout de plusieurs mois) abroge certaines OQTF (sur le fond ou sur la forme). Celles qui ne sont pas annulées passent à la cour d’appel administrative mais ce n’est pas suspensif. Souvent, elles sont examinées plus d’un an après et donc, ne sont plus valides.

Deux reconduites à la frontière ont été effectuées les 11 et 25 Août, dont la dernière a donné lieu à un article dans la Voix du Nord : «  Voyage en Absurdie »

Les terrains

– Beaucoup de gens sont partis en Roumanie au moment du confinement. En ce moment, il y a des retours.

– Deux caravanes sont arrivées au Triolo. Jean-Pierre et Dominique iront voir.

– Tourcoing-Union : une expulsion rue des Métissages début juillet, effectuée illégalement. Une partie des familles s’est réinstallée dans la zone de l’Union, côté Roubaix, une autre partie à côté du sas des pyramides.

– Wattrelos-Sartel : une expulsion « assumée » par la Préfecture le 22 juillet. Certaines personnes avaient des emplois. Caravanes et voitures ont été détruites.

– Le bidonville proche du sas des Pyramides a beaucoup grossi (plus de 60 personnes)

– Les trois sites du chemin Napoléon sont encore sous le coup d’une expulsion.

– Chaude Rivière : 60 personnes y demeurent. La montagne de déchets grandit.

– La Mel prétend avoir amélioré le terrain des 4 Cantons (webinaire Dihal du 03/07/22020). A vérifier.

Accès à l’eau

Mireille a harcelé par courriers les pouvoirs publics tout l’été grâce à quoi il y a un accès à l’eau dans la majorité des camps.

Le robinet du Recueil a été désinstallé avant la fin de l’urgence sanitaire et la borne à incendie de la rue Cordonnier n’est plus fonctionnelle depuis plusieurs semaines.

Les cuves posées dans des terrains à V Ascq et Lille n’ont pas été remplies régulièrement. Un article de La Voix du Nord a fait évoluer la situation.

N.B. Le collectif manque des compétences nécessaires pour assurer un suivi correct des adductions d’eau.

L’association Solidarités International (trois techniciens) viendra faire un diagnostic de la situation (eau et assainissement) dans 20 terrains de la métropole lundi 14 et mardi 15 septembre ; les collectivités sont informées de la démarche. Les détails de l’opération seront bientôt établis ; Dominique organisera la mobilisation pour les accompagner.

Proposition a été faite par Philippe Lagatie d’une collecte de témoignages de femmes sur l’humiliation créée par l’absence de toilettes. A étudier…

Rentrée

– De la lessive, du savon, des brosse à dent, du dentifrice, du shampoing et des serviettes périodiques ont été distribués avant la rentrée au plus grand nombre possible de familles.

– 90 cartables « garnis » ont été fournis à des enfants de Lille, Villeneuve d’Ascq, Wasquehal, Marcq en Baroeul, Ronchin et de Roubaix (grâce à Dany Neyrinck) avec le soutien de l’association Feutres et Cie.

Le collectif fait maintenant partie de l’association, grâce à Françoise, de même que la dtv.

Frédéric Béague signale une aide possible de la région Hauts de France pour les lycéens : 100 euros la première année, 55 euros les suivantes et 200 euros pour une entrée en apprentissage. Il faut simplement se munir d’une photo de l’enfant et se connecter à

Comptabilité

Compte collectif

Recettes 2020 + solde 2019 : 18 134, 46 €

Action confinement 2020 : 11 122,36 €

Actions 2020 hors confinement : 5 091,01 €

Solde : 1 921,09€

Compte transports en commun

Recettes 2020 + solde 2019 : 3095,82 €

Dépenses 2020 : 729,25 €

Solde : 2 366,57 €

Les distributions alimentaires, hors banque alimentaire, se sont arrêtées le 10 Juillet et les distributions de produits d’hygiène ne seront pas poursuivies pour l’instant. Cet argent servira aux urgences, au paiement éventuel d’avocats, etc..

Pour l’état complet des finances, reportez-vous à la pièce jointe.

Romeurope

Romeurope a institué un rendez-vous avec les collectifs tous les deuxièmes mardis du mois de 13 h à 14 h. La premIère séance aura lieu ce mardi 8 septembre. A suivre sur Zoom ; le lien sera bientôt communiqué.

PROCHAINE REUNION : MARDI 13 OCTOBRE À 18 H A LA MRES, Salle JACQUELINE

Réunion du Collectif lillois

La prochaine réunion du collectif aura lieu le     mardi 1er septembre à 18h à la MRES, 5 rue Jules de Vicq (métro Fives).
L’ordre du jour dépendra de chacun de nous mais il faudra au moins un état des terrains, un point sur les luttes de l’été (eau) et celles à mener (toilettes et OQTF), un point sur la scolarisation, un point sur les comptes et l’utilisation des chèques services, et un point divers (faites vos suggestions)
Au vrai plaisir de vous retrouver…
Amitiés

Mireille Labrouche

Bidonville démantelé à Wattrelos

Le « campement illicite » du Sartel démantelé   hier matin 

PAR VINCENT DEPECKER vdepecker@lavoixdunord.fr 23/7

Prévue avant le confinement, cette évacuation a été décalée suite à l’extension de la trêve hivernale interdisant toute expulsion.

Installé depuis juillet 2017 de façon illégale sur la friche des filatures  du Sartel, un camp rom est à l’origine de nuisances répétées pour les riverains. Après moult péripéties, il a été évacué hier matin. 

WATTRELOS.Le préfet du Nord a fait procéder hier matin à l’évacuation du « campement illicite du Sartel » implanté depuis plusieurs années sur la friche des anciennes filatures du Sartel à Wattrelos. Cette expulsion s’est faite « en application d’une décision de justice du 18 octobre 2017, et de la demande de concours de la force publique pour appliquer cette décision en date du 21 février 2018 », dit-on en préfecture. Prévue avant le confinement, cette évacuation a été décalée suite à l’extension de la trêve hivernale interdisant toute expulsion.

Quatre familles, soit 19 personnes, ont adhéré à une démarche d’insertion et ont ainsi été orientées vers un hébergement social. 

Depuis plus de trois ans, à Wattrelos, la présence de ce camp est dénoncée par les riverains pour les « nuisances qu’il génère ». « Ils traitaient de la ferraille et divers déchets, ils faisaient des feux et écoutaient de la musique jusque tard dans la nuit », confirme Henri Gadaut, adjoint au maire chargé de la sécurité. Cette situation avait d’ailleurs conduit Dominique Baert, le maire de la ville, à écrire au préfet, menaçant d’attaquer l’État en justice.

19 PERSONNES PRISES EN CHARGE

Préalablement à cette évacuation, « et pendant deux ans », les services de l’État assurent avoir « conduit une politique de conciliation entre l’intérêt des populations Roms et celui des riverains. L’État a un devoir de prise en charge à l’égard de ces personnes résidant dans un bidonville dangereux en leur offrant des conditions de vie dignes et salubres », explique la préfecture, selon laquelle « des propositions d’accompagnement social et de logement ont été formulées à l’attention des personnes évacuées ».

L’État a ainsi missionné la Sauvegarde du Nord pour effectuer un diagnostic social. Quatre familles, soit 19 personnes, ont adhéré à une démarche d’insertion et ont ainsi été orientées vers un hébergement social. « Néanmoins, aucun suivi social ne peut être engagé sans l’adhésion des personnes concernées ». Plusieurs familles, 21 personnes, ont refusé tout dialogue. Elles feront l’objet d’une étude de leur situation administrative « au regard de leur droit à demeurer sur le territoire national ».

Déclarations ministérielles

Julien Denormandie : « Il n’y aura pas de remise à la rue » pour les sans-abri

Entretien La Croix

Le ministre en charge du logement annonce à « La Croix » comment il entend s’y prendre pour éviter que les sans-abri hébergés pendant la crise sanitaire ne soient remis à la rue. Il souhaite également qu’il n’y ait aucune expulsion locative sans solution de relogement

 Propos recueillis par Nathalie Birchem,
 le 01/07/2020 à 20:00
 Modifié le 02/07/2020 à 08:47

La Croix : Durant le confinement, l’État a financé 35 000 places pour héberger des sans-abri. Allez-vous les maintenir au-delà du 10 juillet, date de fin de l’état d’urgence sanitaire

Julien Denormandie : Toute personne qui se retrouve à la rue représente un
drame humain et un échec collectif. La République se doit de protéger les
plus fragiles. Pendant le confinement, c’est un effort inédit qui a été fait. Si on additionne les 14 000 places hivernales que nous avons maintenues et les quelque 21 000 créées pendant la crise du Covid-19, cela fait effectivement 35 000 places. Pour financer cet effort, le Parlement a déjà voté une rallonge budgétaire de 200 millions d’euros. Avec l’ensemble des places pérennes, cela représente près de 180 000 personnes mises à l’abri chaque soir, soit l’équivalent d’une ville comme Reims.
Cet effort inédit, je m’engage à le poursuivre. Concrètement, cela veut dire
que les places ouvertes vont être maintenues tant que des solutions
alternatives ne sont pas trouvées. Pour cela, je m’apprête à signer une
circulaire qui sera envoyée aux préfets cette semaine. Je leur demande de se rapprocher des hôtels ou des sites mis à disposition pour anticiper la reprise de leur activité habituelle. Il s’agit d’être en mesure de proposer aux
personnes un autre dispositif d’hébergement, ou un logement durable de
type HLM, pensions de famille ou logement privé en intermédiation locative, des solutions que nous développons déjà dans le cadre du plan « logement d’abord ».

Pourtant en Seine-Saint-Denis, parmi les personnes logées à l’hôtel, certaines ont été remises à la rue…

J.D. : Pour éviter ces problèmes, nous avons mis en place des groupes de suivi pour un certain nombre de territoires tendus. Mais la consigne aux préfet est très claire : il n’y aura pas de remise à la rue. Soit on trouve un
relogement, soit un trouve un autre hébergement, soit on ne ferme pas les
places.
Je précise que pendant la crise sanitaire, nous avons créé 90 centres
spécialisés pour les sans-abri malades du Covid ne nécessitant pas
d’hospitalisation, soit plus de 2000 places. Ces places seront en majorité
maintenues, à la fois pour prévenir un éventuel rebond de l’épidémie mais
aussi pour les transformer en hébergements classiques lorsque c’est possible.
J’ajoute que cette politique s’appliquera de façon inconditionnelle, quel que
soit le statut administratif de la personne hébergée. Après l’urgence de la
mise à l’abri, une évaluation sociale doit permettre une orientation adaptée à chaque situation.

Pendant cette période, l’aide alimentaire est devenue cruciale. Allez-vous maintenir vos efforts ?

J.D. : Pendant la crise sanitaire, les associations ont effectivement dû
répondre à de nouveaux besoins. L’État a financé un dispositif totalement
nouveau en produisant des chèques-service alimentaires. Tous les jours, on
en distribue à environ 90 000 personnes. Je vous annonce que l’on va
continuer à le faire tout l’été, là où cela peut être nécessaire pour les sansabri et dans une période où certaines distributions alimentaires s’arrêtent.
Christelle Dubos a par ailleurs annoncé 55 millions d’euros supplémentaires
pour l’aide alimentaire en 2020.

Avec le 10 juillet, s’arrête aussi la trêve hivernale. Les expulsions locatives vont-elles reprendre cet été ?

J.D. : Pendant la crise sanitaire, nous avons reporté par deux fois la trêve
hivernale, en nous appuyant sur l’état d’urgence sanitaire. Celui-ci prenant fin le 10 juillet, nous ne pouvons pas la prolonger au-delà de cette date. Mais nous allons appliquer le même principe que l’hébergement d’urgence :
jusqu’à la prochaine période hivernale, il n’y aura pas d’expulsion s’il n’y a pas de solution de relogement opérationnelle. Concrètement, je vais donner
instruction aux préfets de ne pas autoriser le concours de la force publique
pour une expulsion qui ne soit pas assortie d’une solution de relogement ou, dans le cas unique d’un locataire expulsé pour troubles de voisinage,
d’hébergement. Nous allons appliquer la loi qui dit que, quand une procédure d’expulsion n’est pas mise en œuvre, le propriétaire doit être indemnisé par l’Etat. Il existe un fonds pour cela.
Cette mesure intervient alors que nous avons déjà lancé, il y a deux semaines, une aide au paiement du loyer ou au remboursement de prêt immobilier de 150 € pendant deux mois, portée par Action Logement. Ce dispositif s’ajoute aux aides existantes dans le cadre du Fonds de solidarité logement et à l’aide exceptionnelle de 100 euros par enfant versé en mai aux allocataires des APL.

La trêve hivernale
Habituellement, entre le 1er novembre et le 31 mars, il existe une trêve
hivernale qui interdit l’expulsion de la plupart des locataires. C’est aussi
pendant cette période dite hivernale que le gouvernement ouvre des places
d’hébergement d’urgence supplémentaires.
Pendant la crise sanitaire, la trêve hivernale a été prolongée d’abord jusqu’au 31 mai puis jusqu’au 10 juillet. Les quelque 14 000 places d’hébergement hivernales ont été renforcées par 21 000 places supplémentaires.

Adresse aux donateurs

Bonjour à toutes et à tous

L’action d’urgence engagée par le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole en regard de la crise sanitaire cessera le 10 juillet. Elle a été rendue possible par vos dons financiers, complétés en cours de confinement par des dons en nature des centres du secours populaire de Lomme, Villeneuve d’Ascq et Hallennes-les-Haubourdin, et de particuliers.

Au total, le collectif a reçu 13 667 euros de dons de particuliers et 3 000 euros de subventions de la Mairie de Villeneuve d’Ascq. Au 1er juillet, le collectif a utilisé 7 235 euros et le groupe de bénévoles de Villeneuve d’Ascq a utilisé 3 278 euros.

Ces sommes ont servi essentiellement à l’achat de produits alimentaires et d’hygiène, distribués dans les bidonvilles et squats de la métropole, et à quelques secours exceptionnels.

Nous proposons, si vous en êtes d’accord, que la somme restante (6 135 euros de dons non utilisés au 1er juillet) soit utilisée par la suite par le collectif aux fin suivantes :

– frais d’accompagnement juridique de personnes subissant expulsions ou obligations de quitter le territoire français

– frais de transport en commun pour abonnements d’habitants de bidonvilles et squats

– aides matérielles d’urgence suite à expulsions ou sinistres d’habitations

– aides médicales exceptionnelles

– distributions ponctuelles de produits d’hygiène

– soutien aux distributions alimentaires assurées par l’association du Père Arthur

– frais d’interprétariat

– initiatives culturelles franco-roms

Si par malheur, une nouvelle crise sanitaire survenait, nous pourrions être amenés à reprendre des distributions alimentaires de première nécessité. En l’état actuel des choses, le collectif va orienter son action vers le maintien des acquis engrangés pendant le confinement (eau potable, toilettes, poubelles fournies sur quelques bidonvilles). Il va porter sa vigilance sur les lieux de vie menacés de démantèlement et sur le maintien des hébergements temporaires liés à la trêve hivernale prolongée.

Encore une fois, avec les personnes roms qui ont pu être soutenues dans l’épreuve du confinement, nous vous adressons nos vifs remerciements.

Pour le collectif, Bertrand Verfaillie

Compte-rendu de la réunion du 1/7

Présents : Dominique Plancke, Gonzague Cuvelier, Pierre Tourbier, Danièle Sciagaluga, Frédéric Béague, Jean Pierre Macrez, Mietek Cholewa, Roseline Tiset, Anne Bocquet, Danièle Mary ; Françoise Szybowicz, Sylvie Pino, Bertrand Verfaillie, Dimitri Debaisieux, Quentin Denoyelle, Mireille Labrouche

Excusée : Daniela Oddo, Philippe Lagatie

Les distributions de nourriture liées à la période d’urgence sanitaire ont été arrêtées, sauf à Villeneuve d’Ascq où elles se sont seulement raréfiées, depuis le 15 Juin. La mairie de Villeneuve d’Ascq propose une nouvelle subvention pour continuer ces distributions mais les bénévoles, fatigués, défendent l’idée que leur action ne concernait que la période de confinement . La subvention sera donc refusée.

Les distributions de produits d’hygiène seront poursuivies jusqu’au 10 Juillet et ne reprendront qu’en cas de nécessité.

Une nouvelle donation au collectif de 500 € a été faite par l’association Condorcet (Georges Voix).

Un compte-rendu sera envoyé à tous les donateurs par Bertrand Verfaillie (à l’heure où j’écris, il a été envoyé et de nombreux donateurs ont répondu pour signaler qu’ils étaient d’accord avec nos projets pour de futures dépenses). Texte de Bertrand en pièce jointe.


Compta action confinement

 Le Collectif a reçu 13 667 euros de dons de particuliers et 3 000 euros de subventions de la Mairie de Villeneuve d’Ascq pour son action d’aide aux habitants des squats et bidonvilles roms durant la crise sanitaire (essentiellement des distributions alimentaires et de produits d’hygiène). 

 Au 1/7, le groupe de bénévoles de Villeneuve d’Ascq a utilisé 3 278,05 euros et celui de Lille 7 235,17 euros.  Au 1/7, il reste 6 135, 78 euros de dons non utilisés.

 Cette action de distribution liée à la crise sanitaire s’arrêtera le 10/7 (fin officielle de l’état d’urgence sanitaire) et la somme restante sera affectée sur le compte du Collectif pour ses actions ordinaires (frais de justice, frais de traduction, frais de transports en commun des habitants des bidonvilles, aide d’urgence, éventuellement poursuite de distributions ponctuelles de produits d’hygiène…) après demande d’accord par les donateurs.

Compta collectif :  Au 1/7, la comptabilité du collectif est bénéficiaire de 31,23 €

 Le travail en entreprises d’insertion et la vente de ferraille ont repris depuis deux semaines au moins mais, conséquence du paiement sans contact par carte privilégié pendant le confinement, les passants ne disposent plus de petite monnaie à donner à ceux :celles qui font la manche. Leur situation se dégrade plutôt.

Conférence à la Dihal le 03/07 de 14h30 à 47h par visioconférence dont une partie sera consacrée au bidonville du P4 géré par la MEL.

Première expulsion, rue des Métissages à Tourcoing : en fait, il n’y a pas eu expulsion puisque les personnes sont parties d’elles-mêmes après des menaces par la police. Certains sont allés aux Pyramides, d’autres ont bougé de quelques centaines de mètres pour aller à l’Union sur Roubaix.

Cela concerne un peu plus de cinquante personnes.

Les terrains du chemin Napoléon et du rond-point du recueil sont menacés d’expulsion après la fin de la trêve hivernale le 10 Juillet, comme la plupart des squats.

Devant le risque de reproduction de ce phénomène, un courrier sera envoyé à la Préfecture et la DDCS pour demander un maintien des accès à l’eau, l’accès à des toilettes, le nettoyage des camps mais surtout l’absence d’évictions sans solutions. Le cas de la route de Sainghin à Villeneuve d’Ascq sera soulevé en particulier puisqu’il a fait l’objet d’une condamnation de la Préfecture au Tribunal administratif le 29 Avril.

En pièce jointe le courrier adressé à Mr Vanhoutte responsable à la MEL des gens du voyage et du campement du P4 après son intervention à la conférence de la Dihal le 3 Juillet et l’interview de Julien Denormandie à La Croix le 2 Juillet+ texte officiel.

Problèmes de scolarité : Françoise Szybowicz rédigera la réponse aux questions de Romeurope et « l’Ecole pour tous »

De manière générale, le soutien scolaire a été insuffisant sur les bidonvilles pendant le confinement malgré la bonne volonté des enseignants et la distribution de tablettes par certains ccas ou certains collèges. La plupart des enfants n’ont pas repris l’école le 15 Juin malgré l’obligation et beaucoup n’iront pas dans les classes d’été mi-temps école, mi-temps activités de loisir

L’inscription dans les collèges peut se faire jusqu’au 10 Juillet.

Françoise mettra en évidence, une nouvelle fois, la nécessité de médiateurs scolaires en nombre suffisant.

Quentin Denoyelle a fait le lien avec l’association «  Feutres et Compagnie » de Ronchin qui pourrait fournir du matériel scolaire à la rentrée. Si vous connaissez des enfants qui pourraient bénéficier de cette aide, envoyez le nom de l’enfant, son âge, la classe en laquelle il entrera en Septembre à

denoyelleq@gmail.com

Aucune date n’a été fixée pour la prochaine réunion. Si la salle est libre, ce sera le mardi 1er Septembre mais ceci vous sera confirmé à la fin d’Août.

En attendant, reposez-vous, oubliez si vous le pouvez le Corona et revenez à la rentrée en pleine forme !

Mireille

Distributions à Lille

Frédéric, Dominique et moi-même avons distribué des produits d’hygiène (couches, savons, savon liquide, serviettes hygiéniques, shampoing) sur les 4 terrains de La Poterne à Lille vendredi 10/7. C’était un peu agité, du coup nous n’avons pas pu donner tout le lait en poudre pour bébés prévu. On a pu en revanche en donner rue Denis Cordonnier à deux familles repérées par Dominique comme étant particulièrement démunies, tandis qu’on y organisait le voyage de 11 personnes en Belgique lundi matin (reconduites à la frontière puis retour du fait d’OQTF) après celui de mardi 7/7 pour 11 habitants des bidonvilles de La Poterne. Distribution ensuite rue de Bavay où tout le monde réclame de l’eau… Samedi 11/7, j’ai distribué à Wasquehal, où l’eau n’a pas (encore?) été coupée mais où sont arrivées deux nouvelles familles ( couples sans enfants) le reste de produits d’hygiène de notre stock.

Mireille

Rq de l’AhWP : Des OQTF (obligations de quitter le territoire français) ont commencé à être distribuées avant la fin de la trêve sanitaire des expulsions fixées au 10/7. De même, des accès à l’eau pour les habitants des bidonvilles de l’agglomération lilloise commencent à être supprimés alors même que le risque sanitaire du à la COVID-19 perdure…


Sourires

Persida, Claudio et leur nouveau né Joosep pour qui Myriam, Christine, Jean-Marc, Isabelle et Thérèse se sont mobilisés en avril pour l’achat d’une nouvelle caravane d’occasion suite à l’incendie de leur précédent lieu d’habitation.

D’autres visages et familles (frères, sœurs, cousins, cousines) aidées par Myriam et son groupe de bénévoles après la naissance de la petite Andra dans les bras de sa mère Vandanna…

Réunion du collectif lillois : mardi 1/7

Nous avons l’occasion de nous réunir pour la première fois après ce long confinement et avant les vacances le 1er Juillet à 18 heures à la Mres, 5 rue Jules de Vicq, métro Fives dans la salle Jacqueline, port du masque obligatoire dans les espaces communs.

Les principaux points à l’ordre du jour, que vous pourrez bien sûr compléter:
* action du collectif pendant le confinement, bilan critique, bilan financier, poursuite ou arrêt de l’action? utilisation des chèques services?

* fin de la trêve hivernale et de la situation d’urgence sanitaire: expulsions exécutées et attendues; permanences des bénévoles, des avocats?

* situation sur les terrains, maintien des acquis (eau, poubelles)? problèmes de scolarité?* nouvelle intervention pour un accès au logement?

* divers

Venez si cela vous est possible, on a besoin de se revoir pour être ensemble, discuter, et continuer

Amitiés

Mireille Labrouche